Norman a été mis en garde à vue pour viol et corruption de mineurs

#BalanceTonYoutubeur : Norman est de nouveau au cœur de la polémiqueNorman Thavaud, Benjamin Boccas : Instagram

EDIT : Le parquet de Paris a annoncé le mardi 6 décembre que la garde à vue de Norman Thavaud était prolongée. La garde a vue du youtubeur a finalement été levée dans la soirée du 6 décembre sans poursuite. Au cours de sa garde à vue Norman aurait été confronté à 4 plaignantes.

Norman Thavaud a été placé en garde à vue ce lundi 5 décembre dans le cadre d’une enquête préliminaire de la brigade de protection des mineurs pour viol et corruption.

Depuis les débuts de BalanceTonYoutubeur, un mouvement lancé en 2018 par Squeezie pour dénoncer les créateurs de contenu qui profitent de la « fragilité psychologique de jeunes abonnées pour obtenir des rapports sexuels », Norman a été visé par de multiples témoignages.

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Si la plupart des témoignages n’avaient rien apporté de concret, un nouveau témoignage était venu mettre de l’huile sur le feu. Après avoir dénoncé les agissements du youtubeur sur Instagram, l’accusant d’avoir profité de sa notoriété pour obtenir des photos à caractère sexuel, Maggie Desmarais s’était confiée en 2021 à Urbania, un magazine canadien, déclarant notamment qu’elle avait porté plainte au Canada pour “leurre d’enfants et exploitation sexuelle sur mineurs”.

 “Je ne m’attends pas à grand-chose de la justice, ce ne serait pas la première fois qu’un agresseur serait acquitté. Je sais qu’il y a des failles dans le système judiciaire. Mais j’ai quand même porté plainte, par principe. Et puis je veux que Norman assume enfin ce qu’il a fait”, avait-elle déclaré

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Alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte en janvier 2022 par le parquet de Paris et confiée à la brigade de protection des mineurs, d’après Libération, le youtubeur aux 12 millions de followers aurait été placé en garde à vue ce lundi 5 décembre pour être interrogé sur des faits de corruption de mineurs et de viols impliquant plusieurs adolescentes et jeunes femmes.

Alors que les réseaux sociaux sont en ébullition, chacun débattant de la culpabilité ou non du youtubeur, certaines entreprises ont d’ores et déjà cherché à prendre leurs distances.