Sources: L'arrêt du partenariat avec NEOM n'a rien changé à Riot Games - Dexerto.fr
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Sources: L’arrêt du partenariat avec NEOM n’a rien changé à Riot Games

Publié le: 6/Août/2020 21:32

by Paul Fouillade

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Le 29 juillet dernier, Riot Games dévoilait son sponsor principal pour la Ligue Européenne (LEC), NEOM un projet controversé soutenu par l’Arabie saoudite. Le projet est de développer une « mega-ville » futuriste afin d’attirer de riches touristes occidentaux dans la région et soutenue personnellement par la monarchie d’Arabie saoudite.

Actuellement, NEOM a été critiqué par des militants des droits de l’Homme en raison du processus d’acquisition des terres pour son développement. La tribu indigène Howeitat a ainsi dû céder ces terres aux Saoudiens sans explication claire de la manière dont elle serait indemnisée.

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Le consensus général est d’accord sur le fait que la tribu ne souhaitait pas partir. Un ancien de la tribu menant un mouvement de résistance, Abdul Rahim al-Huwaiti, a ainsi été tué par les forces de sécurité qui ont affirmé qu’il était armé et les menaçaient.

illustration projet NEOM
NEOM
Illustration de NEOM, la ville sera construite dans la province de Tabuk en Arabie saoudite.

Cette annonce est également intervenue à la fin du Pride Month, une célébration de la culture et de l’histoire LGBT promue dans de nombreux pays et que Riot Games a publiquement mise en avant et défendue. En mai on retrouvait ainsi la « Journée Internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie » ainsi que « It Gets Better Project », une organisation à but non lucratif qui cherche à soutenir les jeunes LGBT. Des produits ont également été vendus sur le thème LGBT tout au long du mois de juin, 10% de l’argent récolté étant reversé au Trevor Project, une organisation caritative de lutte pour la prévention du suicide chez la communauté LGBT.

La controverse

Cette position publique semble donc être en totale contradiction avec le travail aux côtés de la monarchie saoudienne. Actuellement, l’Arabie saoudite continue d’emprisonner et d’exécuter des personnes engagées dans des relations homosexuelles ou en changement de sexe. Cette position radicale conduit également à une censure générale sur ces sujets dans le pays, le gouvernement bloquant les sites exprimant leur soutien aux droits LGBT et interdisant les films, la télévision et les livres contenant des représentations de relations gay et lesbiennes.

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En décembre de l’année dernière, l’événement « The Nexus » proposait six concours sur trois jours avec 2 millions de dollar à remporter et se tenant à Riyad, la capitale saoudienne. Cet événement avait pour but de développer l’e-sport dans cette région où Riot dispose désormais de bureaux. Si quelques voix s’étaient élevées contre l’organisation d’un tel concours en Arabie saoudite, en rappelant notamment que l’entreprise était engagée dans un procès sur le sexisme systémique sur leur lieu de travail, l’affaire était restée plutôt calme.

Cette fois-ci cependant, l’annonce de travailler avec NEOM a été accueillie par des réactions très négatives de la part des fans ainsi que des membres du personnel du Riot. Alors que l’entreprise a été fustigée sur les réseaux sociaux pour son hypocrisie vis-à-vis d’un tel sponsor comme l’Arabie saoudite, la réaction des commentateurs a été beaucoup plus violente et inquiétante pour Riot.

Indiana « Froskurinn » Black, Trevor « Quickshot » Henry, Renato « Shakerez » Perdigão, Dan « Foxdrop » Wyatt, Christy « Ender » Frierson et Eefje « Sjokz » Depoortere, étaient certains des noms les plus importants à exprimer leur dégoût. Moins de 24 heures plus tard, Riot Games annonçait que ce partenariat était résilié via une déclaration publique.

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« En tant qu’entreprise et que ligue, nous savons qu’il est important de reconnaître lorsque nous faisons des erreurs et de travailler rapidement à les corriger. Après une réflexion plus approfondie et alors que nous restons fermement attachés à tous nos joueurs et fans du monde entier, y compris ceux qui vivent en Arabie saoudite et au Moyen-Orient, le LEC a mis fin à son partenariat avec NEOM, avec effet immédiat.

Dans un effort pour étendre notre écosystème e-sport, nous sommes allés trop vite pour cimenter ce partenariat et avons provoqué des divisions dans la communauté même que nous cherchons à développer. Bien que nous ayons manqué à nos propres attentes dans ce cas, nous nous engageons à réexaminer nos structures internes pour nous assurer que cela ne se reproduise plus. »

Riot Games annonce LEC NEOM
LEC
Le partenariat a été annulé moins de 24 heures après son annonce.

Le timing de cette annonce

En guise de mea culpa, cette déclaration se veut rassurante mais des sources internes à Riot Games ont informé Dexerto que l’équipe de direction qui a négocié l’accord avait délibérément tenté de trouver le meilleur moment pour l’annoncer dans l’espoir d’éviter les réactions négatives et de permettre à cet accord de se maintenir.

« Il n’y a tout simplement aucune chance pour Riot Games d’affirmer qu’il ne savait pas quel serait l’impact de cet accord de sponsoring », raconte ainsi une source interne. « Ils ont délibérément retardé l’annonce parce que certains membres de la direction se sont rendu compte qu’elle chevaucherait la Berlin Pride Week. »

La Berlin Pride Week débutait le 25 juillet avec sa parade annuelle, les bureaux européens de Riot Games étant situés à Berlin.

« Ils y ont pensé mais n’ont pas songé à consulter qui que ce soit en dehors de l’équipe de direction. »

Une autre source interne ajoute : « Ils étaient absolument conscients des implications de travailler avec l’Arabie saoudite et de la façon dont cela serait perçu par beaucoup d’entre nous dans l’entreprise. C’est pourquoi on ne nous en a pas parlé. »

Ces sources ont également confirmé que la compagnie était pieds et poings liés avec l’ensemble de leur équipe de commentateurs qui a annoncé qu’ils refuseraient de travailler sur le LEC tant que l’accord resterait en vigueur. D’autres membres du personnel en dehors de l’équipe de direction ont également fait savoir leur soutien aux casters.

« Seule la direction voulait cet accord », explique ainsi l’une des sources, « mais quand ils ont réalisé qu’ils pouvaient avoir le sponsor mais pas le show pour l’accompagner, ils ont dû revenir sur leur décision. Beaucoup d’entre nous pensent qu’ils n’en sont pas satisfaits et que cela a créé une tension entre eux et nous qui n’est pas prête de disparaître de si tôt. »

Qu’est-ce que qui a changé ?

Après une journée où la communauté a pu célébrer leur victoire et l’annulation de ce partenariat, une autre excuse est venue sur le compte Twitter officiel du LEC de la part d’Alberto Guerrerro. Le Directeur de l’e-sport pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique a tenu à s’exprimer avec ces mots :

« Nous savons que nos récentes actions ont blessé et aliéné notre communauté, en particulier les femmes, les personnes LGBTQIA+ et nos joueurs au Moyen-Orient et nous en sommes profondément désolés. Ici au LEC, nous croyons en la possibilité d’être inclusif et en la création d’un paysage plus diversifié pour tous. Nous comprenons que certains d’entre vous ont perdu confiance en nous mais nous nous engageons à prendre des mesures pour regagner votre confiance. D’ici là, merci de rester avec nous. »

League of Legends LEC Riot Games
Riot Games
Les commentateurs du LEC ont fait savoir qu’ils ne participeraient plus à l’émission tant que ce partenariat existerait.

La clé pour regagner cette confiance était la promesse que la direction du LEC avait faite dans sa déclaration précédente selon laquelle « nous nous engageons à réexaminer nos structures internes pour nous assurer que cela ne se reproduise plus ». Cette déclaration suggère clairement que les membres de la direction à l’origine de cet accord et la manière dont la communication autour a été bloquée en interne, feraient l’objet d’un examen minutieux. Cependant, les sources avec lesquelles nous nous sommes entretenus ont confirmé qu’aucune mesure n’avait été prise après le retrait du partenariat.

« La direction qui a pris cette décision est totalement en sécurité dans son travail. En fait lors des discussions sur la grève, le quartier général en Amérique du Nord s’est engagé de leur côté. Ils ont peut-être annulé l’accord, mais les personnes qui l’ont négocié en premier lieu ont été assurées de n’avoir rien fait de mal si ce n’est peut-être le processus de communication. »

Nous avons alors demandé à d’autres sources proches de la situation qui ont confirmé cette version des événements et ajouté qu’il n’y avait aucune mesure disciplinaire pour qui que ce soit et qu’aucun emploi n’avait été menacé. Cela comprenait à la fois la direction à l’origine de ce partenariat ainsi que les commentateurs ayant menacé de faire grève.

« Jusqu’ici, rien n’a changé », ont-ils résumé.

L’émission du LEC s’est déroulée comme prévu le weekend mentionnant brièvement cet incident à travers un message de Guerrerro. Jusqu’ici, on ne sait pas si cela entravera de manière permanente la poursuite des partenariats avec cette région, si NEOM pourrait être réexaminé en tant qu’accord potentiel ou s’il pourrait y avoir d’autres problèmes internes entre le personnel et la direction. Un des membres de l’équipe de production de Riot a déclaré publiquement que « probablement pas plus de huit personnes » étaient responsables de cet accord et a déclaré que c’était « assez révélateur de la façon dont ils sont déconnectés de [l’ensemble] de Riot ».

Nous avons contacté Riot Games afin d’obtenir plus de commentaires et des éclaircissements sur les actions qu’ils proposaient de prendre concernant ce problème. Un commentaire n’était pas possible au moment de la publication de cet article et nous le mettrons à jour dès que ce sera le cas.

E-Sport

Power Ranking LEC 6ème semaine: MAD sur le podium, Vitality se ressaisit

Publié le: 24/Fév/2021 17:47 Modifié le: 24/Fév/2021 17:49

by Thibaut Vancaeyseele

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Comme la LFL, le LEC continue sa course aux playoffs. A l’aube de son antépénultième semaine, voyons quelles sont les équipes les plus en forme, et celles qui sont dans le dur. 

Cette saison, le LEC nous livre des batailles âpres et serrées entre les 10 équipes, qui se sont toutes renouvelées, en partie ou totalement, durant l’intersaison. Après des Worlds 2020 décevants, les européens cherchent à se racheter, et le championnat d’Europe s’est doté de nouveaux talents tous plus intéressants les uns que les autres. Voici notre Power Ranking du LEC à l’aube de cette 5ème semaine.

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1. G2 Esports – 9-2 (=)

Domination sans partage (ou presque)

Riot Games
La superteam de G2 semble plus forte que jamais

Ce roster de G2 Esports, présenté comme le plus fort sur le papier de l’histoire de l’occident, tient enfin ses promesses en LEC. Malgré quelques déboires face à Schalke en 2ème semaine, puis contre Fnatic la semaine suivante, G2 s’est réveillé ces derniers matchs, en affichant un niveau de jeu rarement vu auparavant.

G2 semble enfin s’être trouvé son rythme de croisière avec Martin « Rekkles » Larsson, son nouveau transfuge, qui est très en forme depuis le début de saison, prétendant sérieusement au titre de MVP de la mi-saison

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La semaine dernière, G2 Esports a quelque peu plié face à Astralis, mais sans jamais réellement perdre le contrôle de la partie, signe de la domination de l’équipe sur la scène européenne. Jamais meilleur que dans le chaos, les samouraïs ont également terrassé leur bête noire, Schalke 04, dans un match dominé de la tête et des épaules. Cette semaine, une autre revanche les attend, alors qu’ils affronteront leur ennemi juré, Fnatic.

2. Rogue – 9-2 (=)

Enfin la bonne formule

Riot Games
Les recrutements d’intersaison de Rogue ont réglé les problèmes de l’équipe en 2020

Avec une grosse amélioration sur la toplane, et la montée d’un jeune rookie étincelant venant de leur équipe académique, cette équipe de Rogue semble être la mieux bâtie pour aller titiller G2 Esports. Le match de samedi dernier en est la preuve. Rogue avait rarement aussi bien tenu face au style de jeu tout en pression de G2, jusqu’à obtenir les honneurs du coach adverse, Grabbz, sur Twitter.

Menée par un Andrei « Odoamne » Pascu maîtrisant le weak side mieux que jamais, l’équipe peut ainsi jouer sans crainte autour de sa botlane, où le français Steven « Hans Sama » Liv est excellent depuis le début de la saison. Adrian « Trymbi » Trybus s’est particulièrement adapté au style Rogue, et en est devenu l’un des leaders vocaux, malgré son manque d’expérience au plus haut niveau.

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La semaine dernière, Rogue a puni l’agressivité de Misfits en respectant toujours son style de jeu tout en contrôle. Un style méthodique et létal, qui a permis à Rogue de gagner le match le plus rapide de la saison jusque là. Gêné par Vitality, Rogue a tout de même réussi à contrôler l’équipe française dans son deuxième match, et colle toujours G2 Esports en tête du LEC.

3. MAD Lions – 7-4 (+2)

 Le réveil des Lions

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Même si MAD Lions est en positif, l’équipe est encore assez fébrile

Nous avions émis quelques doutes sur la stabilité de MAD Lions en fin de semaine 4. Force est de constater que l’équipe espagnole les a balayé au cours de cette 5ème semaine de compétition. Les MAD sont de retour au top niveau, et ressemblent, peut-être pour la première fois de la saison, enfin à l’équipe qui avait dominé la saison régulière du Summer Split 2020.

Il faut dire que les recrues des Lions ont joué un rôle décisif dans cette dernière semaine. Face à XL, le jeune Javier « Elyoya » Prades Batalla a rugi de toutes ses forces sur son Kayn, détruisant la partie et les espoirs de top 4 d’Excel. Le lendemain, c’était au tour d’İrfan Berk « Armut » Tükek de prouver qu’il n’avait rien d’un lionceau. Chose faite face à Fnatic, qui n’a pas fait le poids et aura ainsi perdu ses 2 matchs du Spring Split face aux MAD Lions.

Les performances de MAD sont très encourageantes, et si l’équipe maintient ce niveau de performance pour les dernières semaines, sa place dans le top 3 de la LEC sera indiscutable.

4. Fnatic – 6-5 (-1)

Trop agressifs ?

Riot Games
Le style Fnatic a bien changé, et l’équipe est plus agressive que jamais

Fini le style tout en contrôle qu’incarnaient Rekkles et Tim « Nemesis » Lipovšek. Avec le départ des deux joueurs, Zdravets Iliev « Hylissang » Galabov, Oskar « Selfmade » Boderek et Gabriël « Bwipo » Rau ont pris le contrôle du jeu Fnatic, et en résulte une équipe ultra-agressive, et très agréable à regarder.

Après quelques semaines d’adaptation, principalement afin d’intégrer Yasin « Nisqy » Dinçer et Elias « Upset » Lipp à l’équipe, Fnatic a trouvé sa formule, avec comme sommet l’éclatant triomphe face à G2, en fin de 3ème semaine.

Mais en voulant chercher toujours plus loin dans l’agression, Fnatic s’est peut-être brûlé les ailes. Sa dernière semaine a été entaché de deux défaites. L’une problématique, face à des MAD Lions en forme et en confiance, qui viennent de passer devant eux au classement.

L’autre presque indigne d’une équipe visant au minimum le top 3 du LEC. La défaite face à Team Vitality fait très mal, et même si l’équipe française s’est fortement ressaisi, Fnatic a perdu gros pour la course au podium cette semaine. Reste à voir si l’équipe peut se relever de cette semaine compliquée, car les concurrents poussent fort derrière.

5. SK Gaming – 6-5 (+1)

La machine est lancée

SK Gaming
SK Gaming et sa très jeune équipe s’en sort bien

Lorsque SK a annoncé les jouers recrutés pour sa saison 2021, certains sceptiques ont pris peur. Si l’équipe a fait un recrutement intéressant, elle se retrouve surtout avec 4 rookies sur 5 joueurs, et sans grande expérience pour couronner le tout. Pourtant, il semblerait qu’après quelques semaines d’adaptation, la machine SK est enfin lancée.

Poussée par les excellentes performances de Erik « Treatz » Wessén, sur la botlane, véritable fer de lance de son équipe, et de Janik « Jenax » Bartels, qui se révèle enfin comme un excellent toplaner, capable de jongler entre weak et strong side, SK a remporté ses deux matchs la semaine dernière, face à des concurrents pour la qualification aux playoffs. Ces deux victoires placent SK dans une position idéale. A égalité avec Fnatic à la 4ème place, les espoirs de playoffs de l’équipe sont plus qu’intacts.

Pour l’instant, seul Ersin « Blue » Gören semble avoir quelques difficultés à s’adapter au très haut niveau que demande le LEC. Sans pour autant être mauvais, il se situe dans la moyenne des midlaners de la ligue, et on le sent capable d’aller chercher encore plus haut.

6. Astralis – 3-8 (+3)

L’espoir renaît

Astralis
Les récents changements d’Astralis redonnent beaucoup d’espoir à l’équipe

Prévue depuis le début de la saison comme une équipe de bas de classement, la position d’Astralis n’est en rien surprenante dans ce Spring Split de LEC. Cependant, les récents changements apportés à l’équipe, avec l’arrivée de Carl Felix « ‘MagiFelix » Boström sur la midlane, en remplacement d’Erlend « nukeduck » Våtevik Holm, ont redonné beaucoup d’espoir à l’équipe.

Le réveil a sonné pour Astralis, et même si les victoires ne s’enchaînent pas encore à vitesse grand V, le jeu de l’équipe est bien plus convaincant qu’en début de saison, tellement que pour nous, Astralis est actuellement l’une des, si ce n’est la meilleure équipe du bas de tableau de LEC.

Une grosse séparation est à faire entre le top 5 de LEC et le reste, et Astralis semble être dans le bon wagon pour aller disputer la dernière place aux playoffs. Même si elle accuse un retard conséquent, l’équipe danoise, si elle conserve son niveau de performance actuel, pourrait bien venir jouer les trouble-fêtes.

Il faudra surtout compter sur Jesper Klarin « Jeskla » Strömberg, qui a été excellent la semaine dernière, et semble avoir trouvé sa place dans l’équipe.

Deux gros tests arrivent cependant pour Astralis, avec Fnatic et Rogue en cette 6ème semaine. Mais si l’équipe passe l’un de ces tests, elle pourra prétendre aux playoffs.

7. Schalke 04 – 5-6 (=)

Des (très) hauts et des (très) bas

Riot Games
Schalke 04 est très irrégulier, mais a le potentiel d’aller chercher très haut

Il est très difficile d’évaluer Schalke 04 à travers le niveau actuel du LEC. L’équipe allemande est probablement la plus instable de la ligue, et cette dernière semaine l’a prouvé. Alors que l’on aurait probablement mis Schalke en 4ème position à la fin de la 3ème semaine, l’équipe s’est écroulée face à Astralis puis contre MAD Lions, alors qu’elle restait sur 4 victoires de rang avant ces deux matchs.

Et l’équipe allemande, qui pourrait bien quitter le LEC plus vite que prévua enchaîné une nouvelle fois 2 défaites d’affilée, cette fois contre G2 Esports et SK Gaming. Son niveau de jeu ne s’améliore pas, et Schalke ne doit sa 6ème place de notre Power Ranking qu’aux manquements de ses concurrents derrière.

Même la grosse satisfaction de ce début de saison, Matúš « Neon » Jakubčík, a quelque peu déçu cette dernière semaine. Reste à voir si l’adc slovaque saura se relever et guider son équipe jusqu’à la rédemption.

8. Excel Esports – 5-6 (-4)

La dégringolade

Après une semaine désastreuse, XL semble avoir perdu tout ce qui avait fait d’elle une équipe si surprenante en début de saison. Si son early game a toujours été l’un des moins bons, si ce n’est le moins bon de la ligue, Excel compensait avec une maîtrise complète du late game, réussissant à balader ses adversaires un peu partout jusqu’à la victoire.

Mais 2 défaites contre MAD Lions, puis Astralis, ont exposé au grand jour les grosses faiblesses d’Excel, qui ressemble alors bien plus à une équipe de bas de tableau qu’à une équipe jouant le top 4 de LEC.

Même l’AD Carry star Patrik « Patrik » Jírů n’arrive pas à maintenir son haut niveau de performance de la saison dernière, et XL semble couler petit à petit vers le bas de classement.

9. Team Vitality – 2-9 (+1)

Les abeilles se rebellent

 

Team Vitality
Malgré une certaine ambition, Vitality ne fonctionne toujours pas

En LEC, le coq français ne retentit malheureusement pas très fort. Team Vitality est à la 10ème place. Le choix de conserver la quasi-totalité du roster de l’année dernière, qui avait fini la saison sur un bilan total de 9 victoires pour 27 défaites, est questionnable. Surtout quand le rookie prometteur Mathias « Szygenda » Jensen ne confirme pas du tout les espoirs placés en lui.

Mais le remplacement de Markos « Comp » Stamkopoulos par Juš « Crownshot » Marušič il y a deux semaines semble avoir mis le feu au poudre côté Team Vitality. Après une première semaine d’adaptation très moyenne, Vitality entamait cette semaine un marathon de la mort contre les 4 meilleures équipes de LEC.

Après avoir battu Fnatic, et avoir fait très peur à Rogue, on peut dire que la première partie de ce marathon de la mort s’est très bien passé pour Team Vitality, qui semble reprendre de belles couleurs. L’équipe n’a pas encore quitté sa 10ème place au classement général, mais les améliorations de l’équipe, portée par un Duncan « Skeanz » Marquet éclatant, sont très encourageantes, et méritent de quitter la dernière place de notre Power Ranking.

10. Misfits Gaming – 3-8 (-2)

Un peu de mieux, mais toujours très insuffisant

Misfits Gaming
MSF n’arrive pas encore à trouver son rythme de croisière

Sur le papier, l’équipe est très intéressante. 2 vétérans sur la botlane, qui ont connu plusieurs fois les Worlds et ont déjà géré de jeunes équipes. 2 rookies prometteurs sur les solo-lanes, et un joueur qui doit encore faire ses preuves dans la jungle. Alors pourquoi la sauce ne prend pas du côté de Misfits ?

Le principal problème réside encore une fois dans l’irrégularité des joueurs. Iván « Razork » Martín Díaz et Vincent « Vetheo » Berrié n’arrivent pas encore à stabiliser leur niveau de jeu, parfois très forts, et à d’autres moments bien moins convaincants.

Cette 10ème place est très punitive pour Misfits, qui n’affiche pas nécessairement un niveau de jeu très mauvais, mais qui est incapable de créer une régularité autour de son équipe. Dès lors, elle se retrouve distancée par les équipes comme Schalke 04 ou Excel, qui ne sont pas forcément bien plus fortes que Misfits, mais qui ont su profiter de bonnes performances pour se sécuriser une place dans la course aux playoffs. Si tout espoir est encore loin d’être perdu pour Misfits, il va falloir s’activer très vite, et la prochaine semaine, face à deux candidats pour les playoffs, Excel et Schalke 04, est d’ores et déjà capitale pour les Lapins.

La 6ème semaine du LEC s’apprête à débuter, et nous réserve son lot de surprises et de matchs spectaculaires à suivre tout au long du week-end. Elle débutera par un match entre MAD Lions et SK Gaming le vendredi 26 février, à 18h00.