Twitch poursuivi pour 25M$ à cause de streameuses trop "suggestives" - Dexerto.fr
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Twitch poursuivi pour 25M$ à cause de streameuses trop « suggestives »

Publié le: 25/Juin/2020 15:40

by Paul Fouillade

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Un viewer Twitch de Californie vient de déposer une plainte au civil et demande la somme de 25 millions de dollars à Twitch en réparation de son exposition à « un contenu trop suggestif et sexualisé de la part de plusieurs streameuses » sur le site. Seraient ainsi concernées des streameuses comme Pokimane, Alinity, Amouranth ou Loserfruit.

D’après des documents judiciaires obtenus par Dexerto, le plaignant, Erik Estavillo, aurait déjà poursuivi Microsoft, Sony, Nintendo et Blizzard et a déposé une plainte officielle devant le tribunal le 15 juin dernier afin d’obtenir un procès. De son côté, Twitch a également reçu une assignation à comparaître officielle le 19 juin dernier.

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plainte Estavillo Twitch

Selon la plainte déposée auprès de la Cour supérieure de Californie, Estavillo souffrirait de plusieurs problèmes médicaux qui l’obligent à n’utiliser qu’Internet pour tous ses divertissements, ainsi que de troubles obsessionnels compulsifs et une dépendance sexuelle, ce que selon cette plainte, Twitch ne ferait qu’aggraver.

« Twitch a extrêmement exacerbé son état en affichant de nombreuses streameuses sexuellement suggestives via le code de programmation de Twitch », peut-on ainsi lire sur la plainte, « ce qui rend presque impossible pour le plaignant d’utiliser Twitch sans être exposé à un tel contenu sexuel. »

Plainte Estavillo Twitch Alinity

Estavillo, qui suit 786 streameuses et 0 streamer selon la plainte, ajoute que le site ne lui offre aucun moyen pour filtrer les streamers par genre, par conséquent, il est obligé de choisir un « jeu et / ou une catégorie à regarder avec des miniatures montrant ces femmes légèrement vêtues, aux côtés des hommes et d’être ainsi les seules chaînes de streaming disponibles pour lui. »

« En outre, Twitch profite également du plaignant et de nombreux autres spectateurs sexuellement dépendants en leur permettant de « s’abonner, faire un don ou payer des bits » à ces streameuses », peut-on lire. « Twitch profite de ce système de récompense de gratification immédiate contre ses spectateurs sexuellement dépendants, ce qui n’est pas différent de ce que ferait un casino. »

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La plainte continue en énumérant plusieurs streameuses qui, selon elle, « continuent d’exposer des spectateurs qui veulent simplement voir des gens jouer à des jeux vidéo sur Twitch, mais au lieu de cela, ils sont exposés à du matériel et à du contenu sexuellement addictifs de manière consistante et quotidienne ». Cela inclue notamment :

  • Amouranth
  • Quqco
  • ST Peach
  • JadeTheJaguar
  • Pink_Sparkles
  • Valeria7K
  • DanielaAzuage_
  • lilchipmunk
  • iaaras2
  • theRaychul
  • KrystiPryde
  • SonjaShio
  • Gavrilka
  • MizzyRose
  • KayPikeFashion
  • Alinity
  • QTCinderella
  • Pokimane
  • Velvet_7
  • Loserfruit

plainte Estavillo Twitch

En demandant une réparation, la plainte que que tous les streamers énumérés ci-dessus soient définitivement bannis pour violation des conditions d’utilisation de Twitch ainsi que la somme de 25 millions de dollars « à partager entre le plaignant et d’autres abonnés à Twitch Prime Turbo », tout reliquant allant à divers organismes de bienfaisance.

Reste maintenant à savoir si ce procès aboutira quelque part devant le tribunal, mais selon les documents judiciaires, Twitch a été officiellement signifié par le tribunal le 19 juin et devra répondre d’une manière ou d’une autre.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, Estavillo a déjà déposé de nombreuses actions en justice contre d’autres sociétés et il sera intéressant de voir comment Twitch réagira à cette attaque et les suites de cette affaire.

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Vous pouvez retrouver ici la plainte complète d’Estavillo contre Twitch.

Divertissement

Joe Rogan inquiet de la censure des réseaux sociaux et ses conséquences

Publié le: 15/Jan/2021 18:15

by Martin Thibaut

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L’animateur de podcast populaire Joe Rogan s’est penché sur le sujet brûlant de la censure sur Internet dans son podcast JRE et a révélé pourquoi il s’inquiétait du pouvoir des réseaux sociaux.

La censure a été au premier plan des discussions ces derniers temps, le président américain ayant été suspendu de Twitter, Facebook et d’autres sites.

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Alors que certaines personnes ont applaudi les décisions prises par ces entreprises, Joe Rogan ne partage pas leur optimisme.

«L’autoritarisme il y a beaucoup de gens qui aiment ça parce qu’il permet de faire taire leurs adversaires», a-t-il dit en s’adressant à son invité, Yannis Pappas.

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L’ancien animateur Fear Factor et commentateur de l’UFC a évoqué la fermeture ou le retrait d’applications de réseaux sociaux rivaux de Google et des magasins Apple pour prétendument avoir «répandu la haine».

YouTube / Joe Rogan
Joe Rogan pense que la censure ne fera que s’intensifier.

«Quel pourcentage répand la haine? Quels sont les chiffres? Est-ce sage de fermer tout discours avec lequel vous n’êtes pas d’accord?» a-t-il demandé rhétoriquement.

«Par exemple, ce n’est pas bon si quelqu’un arrive là-bas et parle de violence contre des individus ou qu’il diffuse des idées racistes. Ce n’est pas bon, mais sa ne mérite pas la censure. »

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Ainsi, même si Rogan a convenu que certains discours sont problématiques, il ne pense pas que la censure est la bonne solution et cela crée un précédent «dangereux».

«Cela crée un précédent où les gens qui sont au pouvoir peuvent décider que quelque chose est un discours de haine, que quelque chose est mauvais et que vous pouvez simplement l’éliminer complètement», a-t-il ajouté.

«Et puis, quand des choses comme ça arrivent, elles continuent. Ils ne s’arrêtent pas seulement aux choses dont nous pouvons tous convenir qu’elles sont terribles. Ils vont s’attaquer à des choses que vous ne pensez peut-être pas terribles. Et puis ils continuent d’aller plus loin. »

Comme l’a dit le pasteur Niemöller sur la montée au pouvoir des nazis « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

Dans une époque où les réseaux sociaux contrôlent les discours politiques, la censure est un véritable danger que le monde se doit de regarder en face.