Divertissement

Une streameuse World of Warcraft au bout du rouleau raconte son cyber-harcèlement

Publié le: 1/Oct/2019 13:49 Modifié le: 2/Oct/2019 13:32

by Cyril Pomathiod

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Streameuse World of Warcraft depuis plus d’un an, Cruelladk a fini un stream en larmes. Consternée par l’acharnement d’une partie de sa communauté, elle explique son calvaire.

L’histoire commence le 28 Septembre où, pendant une soirée de streaming sur WoW Classic, la streameuse française Cruelladk craque et quitte son stream, visiblement à bout de nerfs.

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Dans le coin gauche de son écran, on peut trouver un compteur du nombre de morts de la session streaming affichant le score de 68. Quelques minutes sur son stream suffisent à comprendre le problème : certains de ses viewers s’acharnent sur la joueuse, la traquant en jeu et se vantant de leurs exploits sur le chat.

Si la streameuse garde le sourire, le chat est un véritable champ de bataille. Entre les trolls prêts à tout pour discréditer les capacités de Cruelladk à jouer correctement au jeu, et les viewers bienveillants tentant de la défendre, l’ambiance est désastreuse.

twitch.tv/cruelladkCruelladk tryhard en raid

Ces deux “camps” au sein de sa communauté s’échauffent et Cruelladk n’a plus aucun contrôle sur la situation. Elle se voit par exemple accusée d’inciter ses adorateurs à aller insulter ses détracteurs sur les réseaux sociaux et devient le bouc émissaire de toutes les dérives comportementales possibles et imaginables.

Accablée par ces dramas incessants, la streameuse s’absente quelques minutes avant de revenir en pleurs pour couper son stream.

Cruelladk dévoile la partie immergée de l’iceberg

Après avoir coupé son stream, la streameuse WoW partage son ressenti dans un post TwitLonger où elle expose les très nombreuses raisons qui font de sa passion pour le streaming un enfer.

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“Peu après mes débuts je me suis faite harcelée par un groupe d’à peu près 5 personnes. Ils voulaient trouver mon adresse pour me « péter la gueule », m’envoyaient des liens pour me DDOS. Je recevais des menaces de mort tous les jours et ces personnes lançaient des lives sur Twitch avec 200+ viewbots dans lesquels il y avait des photos de moi, de mes frères et de mes amies qu’ils avaient trouvé sur Internet.”

Les explications de Cruelladk pointent du doigt des faits nettement plus grave que ce qu’elle laisse apparaître en stream. Elle évoque également l’inaction des services sociaux et de la police, visiblement à peine conscients de l’existence de ce genre de situations malgré ses appels à l’aide.

Enfin, elle raconte son aventure sur WoW Classic : le spam-kill permanent, la difficulté à être prise au sérieux en tant que femme sur un MMORPG, les ban chat qui ne font qu’inciter ses harceleurs à l’insulter via les réseaux sociaux… on comprend mieux l’enfer que vit la streameuse au quotidien. Si même Blizzard a été sensible à la détresse de la joueuse, aucune réelle solution ne semble à sa disposition pour pouvoir stream dans de bonnes conditions.

Malgré cette situation intenable, Cruelladk ne compte pas baisser les bras. Elle finit son TwitLonger en remerciant les personnes qui la soutiennent et en annonçant reprendre son stream dans quelques jours voire une semaine.

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Divertissement

Joe Rogan inquiet de la censure des réseaux sociaux et ses conséquences

Publié le: 15/Jan/2021 18:15

by Martin Thibaut

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L’animateur de podcast populaire Joe Rogan s’est penché sur le sujet brûlant de la censure sur Internet dans son podcast JRE et a révélé pourquoi il s’inquiétait du pouvoir des réseaux sociaux.

La censure a été au premier plan des discussions ces derniers temps, le président américain ayant été suspendu de Twitter, Facebook et d’autres sites.

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Alors que certaines personnes ont applaudi les décisions prises par ces entreprises, Joe Rogan ne partage pas leur optimisme.

«L’autoritarisme il y a beaucoup de gens qui aiment ça parce qu’il permet de faire taire leurs adversaires», a-t-il dit en s’adressant à son invité, Yannis Pappas.

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L’ancien animateur Fear Factor et commentateur de l’UFC a évoqué la fermeture ou le retrait d’applications de réseaux sociaux rivaux de Google et des magasins Apple pour prétendument avoir «répandu la haine».

YouTube / Joe Rogan
Joe Rogan pense que la censure ne fera que s’intensifier.

«Quel pourcentage répand la haine? Quels sont les chiffres? Est-ce sage de fermer tout discours avec lequel vous n’êtes pas d’accord?» a-t-il demandé rhétoriquement.

«Par exemple, ce n’est pas bon si quelqu’un arrive là-bas et parle de violence contre des individus ou qu’il diffuse des idées racistes. Ce n’est pas bon, mais sa ne mérite pas la censure. »

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Ainsi, même si Rogan a convenu que certains discours sont problématiques, il ne pense pas que la censure est la bonne solution et cela crée un précédent «dangereux».

«Cela crée un précédent où les gens qui sont au pouvoir peuvent décider que quelque chose est un discours de haine, que quelque chose est mauvais et que vous pouvez simplement l’éliminer complètement», a-t-il ajouté.

«Et puis, quand des choses comme ça arrivent, elles continuent. Ils ne s’arrêtent pas seulement aux choses dont nous pouvons tous convenir qu’elles sont terribles. Ils vont s’attaquer à des choses que vous ne pensez peut-être pas terribles. Et puis ils continuent d’aller plus loin. »

Comme l’a dit le pasteur Niemöller sur la montée au pouvoir des nazis « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

Dans une époque où les réseaux sociaux contrôlent les discours politiques, la censure est un véritable danger que le monde se doit de regarder en face.