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E-Sport • 09/09/19

L'écart de revenus entre les femmes et les hommes dans l'esports révèle des chiffres édifiants

L'écart de revenus entre les femmes et les hommes dans l'esports révèle des chiffres édifiants
Scarlett / Geguri

L'écart de revenus entre les femmes et les hommes ne date pas d'hier. Elle touche tous les secteurs et particulièrement le monde de l'esports. Selon les derniers chiffres, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de rétablir l'équilibre.

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6 889 591.79 dollars, c'est la somme faramineuse gagnée par Johan "NOtail" Sundstein depuis le début de sa carrière sur DotA 2. Il est suivi de près ("seulement" 400 000$ d'écart) par un autre joueur de DotA 2, Jesse "JerAx" Vainikka. Selon le site esportsearnings qui rassemble ces données, les femmes sont classées loin, très loin derrière.

A titre d'information, même en accumulant la somme des 400 premières femmes dans cette liste, on est loin d'égaler les revenus de Sundstein. Un fossé qu'il est aujourd'hui encore, difficile de combler.

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VG247
Classement des femmes par gain lors de compétitions d'esports

Pour continuer avec quelques chiffres intéressants, retenons que Sasha "Scarlett" Hostyn est actuellement la femme la mieux payée grâce à Starcraft II avec un peu plus de 330 000$ de gains. Cette somme la place pourtant seulement à la 328e place du classement général. De plus, Scarlett fait un peu figure d'exception, la seconde marche de son podium étant occupée par Katherine "Mystik" Gunn avec 122 000$.

Malgré des efforts fait par les éditeurs et certaines équipes, la position des femmes dans l'esports reste malgré tout précaire.

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France Esports
Part des spectateurs en France selon leur âge et leur sexe

Une situation accentuée par plusieurs phénomènes de société. Le plus important étant certainement le regard que la gente masculine porte sur le niveau des femmes. Principale cible de ce marché, la part des spectateurs masculins dans l'esports (72% selon France Esports) joue malheureusement pour beaucoup dans la place qu'on accorde aux femmes.

Avec des spectateurs moins réceptifs (souvent par simple préjugé), les organisateurs comme les sponsors se montrent plus frileux vis-à-vis des événements féminins. Moins bonnes, moins spectaculaires, trop timorées, etc. toutes les excuses sont bonnes éviter le sujet.

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Ajoutez à cela une langue de bois assez tenace de la part de nombreuses structures qui tiennent deux discours qui ont la peau dure.

D'un côté assurent-elles, les femmes sont les bienvenues au sein de leur équipe à condition qu'elles montrent un niveau équivalent ou supérieur à celui des hommes. De l'autre c'est la mixité qui poserait problème avec les autres coéquipiers. Difficile dans ces conditions de les intégrer autrement qu'en organisant des événements réservés aux femmes...

Une situation parfaitement illustrée dans cette interview de plusieurs joueuses pro ou semi-professionnelles. Entre un machisme omniprésent et des besoins différents des hommes, les femmes peinent à trouver leur place dans l'esports.

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Women in Games
L'association française Women in Games oeuvre chaque jour pour la place de la femme dans le jeu vidéo

Pourtant les choses tendent à changer petit à petit pour les sportives et esportives. De plus en plus relayées par les médias nationaux, les grandes compétitions de sport féminins démontrent l'intérêt grandissant du public qui découvre une nouvelle manière de pratiquer leur sport favori. La récente Coupe du monde de football féminin l'a parfaitement illustré en France.

D'autre part, les femmes commencent à affirmer leur position dans l'esports. La jeune Se-yeon "Geguri" Kim a par exemple, été la première femme à rejoindre une équipe de l'Overwatch League. Les Shanghai Dragons ont d'ailleurs au passage remporté avec elle l'une des étapes de la compétition après une première saison catastrophique

Plusieurs ambassadrices comme la célèbre joueuse professionnelle française Kayane ou la journaliste et hôtesse d'événements Laure Valée défendent chaque jour avec succès, la place et la reconnaissance de la femme dans cet univers encore trop masculin. L'association Women in Games dont Laure Valée fait partie tente chaque jour de démocratiser le rôle et l'importance des femmes dans le jeu vidéo et l'esports.

Reste que le meilleur soutien que l'on puisse apporter aux femmes dans l'esports est de les accompagner et les encourager dans leurs batailles. En espérant que ce vide qu'aurait du combler le jeu vidéo à ses débuts, se remplisse petit à petit d'une nouvelle génération plus ouverte d'esprit...

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