L'éditeur du jeu, le décideur dans l'e-sport - Dexerto.fr

L’éditeur du jeu, le décideur dans l’e-sport

Publié le: 6/Jan/2019 8:14 Modifié le: 13/Jan/2019 20:43

by Guillaume Balais

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Le maître du jeu, celui qui a toutes les ficelles et qui mène la danse dans la compétition, c’est lui et lui seul : l’éditeur. Epic Games, Activision Blizzard, Valve, Riot Games, Ubisoft, Psyonix sont parmi les plus connus aujourd’hui. 

Aujourd’hui, pour pouvoir organiser des événements compétitifs sur des jeux vidéo hors ligne (LAN) et en ligne, il vous faut bien souvent l’accord préalable du développeur du jeu. L’événement peut bien sûr s’organiser sans mais il n’aura sans doute que très peu de visibilité étant donné qu’il n’aura pas d’appuis financier et publicitaire du créateur. 

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Alors qu’aux prémisses de l’e-sport, les organisateurs indépendants tels que l’ESWC, l’EGL, l’ESL, la SFCO pour ne citer que ceux-ci avaient une place phare dans l’e-sport, ils se voient aujourd’hui remis en question par les créateurs du jeu qui y voient dans l’organisation de LANs un marché.  

Plusieurs raisons peuvent pousser l’éditeur à avoir la mainmise sur les compétitions de son jeu. Mais peut-il empêcher toute compétition extérieure ? Au regard du droit européen, non car cela pourrait constituer un abus de position dominante.  

Une promotion de plus 

De nos jours, les plus grands événements e-sport se font, comme précédemment dit, avec l’accord préalable et même une collaboration avec l’éditeur du jeu. L’éditeur lance parfois aussi ses propres compétitions. Les plus connues sont l’Overwatch League et la Call of Duty World League d’Activision Blizzard, les LCS et LEC de Riot Games ou encore la Pro League sur Rainbow Six d’Ubisoft pour ne citer que celles-ci. 

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Organisateur et metteur en scène de la compétition (calendrier, règles, choix des équipes), l’éditeur du jeu fait un peu comme il l’entend pour l’e-sport de son jeu. Qu’il mette un paquet d’argent sur la table comme Epic Games et ses 100 millions de dollars, décide de franchiser et d’apporter une stabilité financière aux participants comme Riot Games avec le LEC ou Ubisoft avec la Pro League R6, il décide de tout. 

Et à l’heure où les chiffres de l’e-sport ne cessent de croître, et quand on est un gros éditeur et qu’on a des moyens, jouer sur l’aspect compétitif de son jeu est aujourd’hui presque un incontournable. Outre le fait que cela peut assurer une publicité en plus pour le jeu, en termes de longévité, l’e-sport est une garantie de plus si la compétition est bien faite et à l’écoute des joueurs, ce qui n’est pas le cas de tous les éditeurs. En suivant les recommandations que nous avions écrites précédemment, dont l’appel à des influenceurs, l’éditeur y trouverait sans doute son compte. Il peut très bien déléguer l’organisation à un indépendant comme c’est souvent le cas aujourd’hui.   

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L’éditeur des règles 

Un enjeu financier 

La visibilité de mise 

L’abus de position dominante