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Une députée s'attaque à Winamax suite à un tweet jugé homophobe

by Paul Fouillade

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Olga Givernet, députée de la 3e circonscription de l'Ain, a saisi l'Autorité nationale des jeux afin de demander la suspension de l'autorisation pour le site Winamax de proposer des paris sportifs. En cause, un tweet jugé homophobe posté après la victoire du PSG et l'OL en Ligue des Champions.

Alors que les fans de football se réjouissent déjà de la rencontre de ce soir qui pourrait être historique pour le Paris Saint-Germain, sur Internet, les paris vont bon train pour le plus grand plaisir des sites de paris sportifs. Winamax, très actif sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter, vient pourtant d'être au cœur d'une nouvelle polémique après un tweet posté le 15 août dernier et jugé homophobe.

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Aujourd'hui supprimé, ce message faisait référence à un extrait de la chanson du groupe PNL, Celsius mais qui n'avait à l'époque pas fait autant de vagues.

"On prend l'Europe on l'en*** à deux #MCIOL" a ainsi enflammé les réseaux sociaux et Olga Givernet n'a pas hésité à saisir publiquement l'ANJ afin de demander la suspension de l'autorisation de Winamax de proposer des paris sportifs.

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Peu après la publication de ce tweet de Winamax de nombreuses personnalités politiques ont réagi, à commencer par la ministre des Sports, Roxana Maracineanu ou encore la ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes, Elisabeth Moreno.

Si Winamax n'avait alors pas répondu directement, la publication du message envoyé à l'Autorité nationale des jeux semble avoir eu plus de poids. Dans cette lettre ouverte, Olga Givernet explique qu'elle "suspecte Winamax de profiter d'un buzz médiatique, généré par lui-même sur la base de propos homophobes pour augmenter les prises de pari dans une actualité sportive propice et ainsi maximiser ses profits".

En réponse, Winamax a donc supprimé son tweet " "choquant", "abject" et insupportable."

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La réponse de l'Autorité nationale des jeux

Devant l'ampleur prise par cette affaire, l'ANJ a très rapidement réagi via un communiqué et fait savoir qu'en "l'état actuel de l'analyse, cette publication n'apparaît pas constituer un motif de suspension". Reste que l'ANJ dit s'étonner de la stratégie de communication de Winamax et qu'elle surveillera de près le compte rendu promotionnel que fournira Winamax en octobre prochain.

En effet, le fait de s'inspirer du groupe PNL, très populaire auprès des mineurs (et donc ne pouvant pas faire de paris) pourrait coûter cher à Winamax.

"Cette stratégie promotionnelle devra scrupuleusement respecter les obligations qui sont les siennes en matière de prévention des risques d'adiction et de protection des mineurs".

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