E-Sport

Le PDG de Vitality explique pourquoi le salaire des joueurs reste secret

Publié le: 1/Déc/2019 17:29 Modifié le: 12/Déc/2019 14:53

by Cyril Pomathiod

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Nicolas Maurer, PDG de Vitality, a discuté de l’argent dans le milieu de l’e-sport avec le média The Esports Observer. Découvrez les coulisses d’une organisation e-sport.

Au fil des années, Vitality est devenu la structure e-sport n°1 en France. L’organisation fondée par Nicolas Maurer et Fabien « Neo » Devide dispose dispose de joueurs compétitifs sur 10 jeux différents, dont des équipe de niveau international sur des jeux très populaires comme League of Legends, CS:GO et Rocket League.

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Au delà des compétitions e-sport, Vitality est remarquable pour sa communication et la gestion de son image. De nombreux influenceurs comme Gotaga, Mickalow ou encore BrokyBrawks portent les couleurs de la structure, lui conférant une aura dont peu d’équipes en Europe disposent.

En l’esplace de deux ans, deux levées de fonds ahurissantes ont permis à Vitality de récolter 34 millions d’euros afin de continuer leur ascension. Parmi les projets démentiels menés par la structure dernièrement, on pense évidement à l’ouverture du V.Hive, le nouveau centre névralgique de l’équipe en plein Paris, qui regorupe les employés, les joueurs mais aussi la communauté qui dispose d’un étage dédié offrant de nombreuses activités et événements.

C’est d’ailleurs lors de la soirée d’inauguration du V.Hive que Nicolas Maurer, co-fondateur et PDG de Vitality a eu l’occasion de s’entretenir avec The Esports Observer. Il y a évoqué l’argent dans l’e-sport, et notamment cet espèce de tabou encore très ancré dans le secteur. En effet, le PDG a refusé de donner une indication quant au prix d’un projet de l’ampleur du V.Hive. Mais plutôt que de simplement décliner la question, il a tenu à donner des éléments de compréhension à sa décision :

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« J’aimerais partager le salaire de mes joueurs, j’aimerais partager plus de chiffres, mais ça ne fonctionne que si l’écosystème entier le fait. Pour que ça arrive, nous avons besoin que les joueurs soient à l’aise avec cette idée, parceque ça effacerait beaucoup d’idées reçus. »

Je pense que la transparence du marché, c’est bien. Mais dans l’immédiat, si je suis le seul à le faire, je me pénalise.

VitalityNeo et Nicolas Maurer, les fondateurs de Vitality

Il faut avouer que la barrière entre la réalité du marché économique de l’e-sport et le grand public est on ne peut plus opaque. Nous entendons parler de levées de fonds exceptionnelles, de salaires mirobolants de quelques joueurs privilégiés, de chas prizes démentiels… les seuls éléments qui transparaissent pour le public sont les extrêmes positifs comme négatifs de ce que représente l’argent dans l’e-sport.

D’après Nicolas Maurer, c’est une erreur de s’intéresser aux bénéfices actuels des structures, car ce n’est tout simplement pas leur objectif principal. En évoquant la LEC, la ligue franchisées européenne de League of Legends pour laquelle Vitality a du débourser 8 millions d’euros simplement pour l’achat du slot, le PDG explique :

« Ce qui compte, c’est les revenues dans 5 ou 10 ans. Ils ont créé quelque chose qui a de l’attrait pour les gens, le produit est super à regarder, c’est une super équipe, il y a beaucoup de sponsors qui sont bien intégrés. »

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Il y a quelques semaines, lorsque Vitality annonçait le résultat de sa levée de fond, Nicolas Maurer avait déjà laissé entendre que l’important n’était pas de gagner de l’argent, mais de s’imposer comme l’une des marques majeures dans ce que va devenir l’e-sport dans quelques années. Si le marché est encore ouvert, permettant aux équipes ambitieuses de se développer à toute vitesse, le PDG de Vitality estime que les choses vont changer. Dans une poignée d’années, les organisations qui n’auront pas pris le train en marche auront beaucoup de mal à rattraper leur retard, à l’image des clubs sportifs aujourd’hui bien établis.

Source : The Esports Observer

E-Sport

En forme olympique, G2 Esports veut sa revanche contre Fnatic en LEC

Publié le: 23/Fév/2021 14:41

by Thibaut Vancaeyseele

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Enchaînant les solides performances et dominant le LEC de la tête et des épaules, G2 Esports semble difficile à arrêter, mais Fnatic, qui a déjà fait tomber une fois les champions, vise cette semaine, le deuxième exploit de suite.

8 fois champion d’Europe, 4 fois d’affilée, série en cours. G2 Esports est l’ogre de la scène européenne, et ce n’est un secret pour personne.

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Parfois vacillant lors de la saison régulière de certaines saisons, le champion en titre a pris les choses en main sur ce spring split 2021, et apparaît comme plus dominant que jamais. L’équipe reste notamment sur une série de 4 victoires convaincantes, se permettant même de tester des champions moins conventionnels, comme un Sion support la semaine dernière qui, en combinaison avec la Senna de Rekkles, a offert des moments mémorables.

Cependant, G2 Esports n’est pour autant pas invaincu cette saison, et est même déjà tombé par 2 fois. La première défaite était face à Schalke 04, la bête noire attitrée de G2, contre qui ils se sont vengés samedi dernier.

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L’autre défaite est d’autant plus intéressante, puisque c’est Fnatic, l’ennemi juré, qui est venu à bout de G2 Esports. Alors oui, des problèmes de connexion ont probablement entaché la partie, qui aurait peut-être pu être plus équilibrée sans ces soucis. Il n’empêche que Fnatic, fort d’un nouveau style de jeu tout en agression, sont venus facilement à bout de G2 et de leur ancien joueur star, Martin « Rekkles » Larsson.

Un duel légendaire

Il faut dire que le visage que nous montre Fnatic depuis que l’équipe a perdu son légendaire capitaine est pour le moins surprenant. En recrutant Elias « Upset » Lipp, puis en remplaçant Tim « Nemesis » Lipovšek par Yasin « Nisqy » Dinçer, Fnatic a laissé les clés de son jeu aux trois joueurs restants. Et qui de mieux que Gabriël « Bwipo » Rau, Oskar « Selfmade » Boderek et Zdravets « Hylissang » Iliev Galabov pour insuffler un jeu agressif à son équipe ? Probablement personne. A eux trois, ils ont repris les rênes du style Fnatic, le rendant beaucoup plus explosif.

Pour le moment, ce style amène une réussite mitigée. Capable de coups d’éclats, comme lors de leur victoire face à G2, mais aussi de gros ratés, l’équipe est tout de même très agréable à suivre, et semble de plus en plus en contrôle de son agressivité débordante.

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Cependant, la semaine dernière aura été très compliquée pour Fnatic. Deux défaites de rang, face à MAD Lions, et surtout contre Team Vitality, qui restait alors sur 7 défaites d’affilée, ont ramené Fnatic sur terre en même temps qu’ils quittaient le podium de LEC. Ils abordent ainsi ce duel légendaire en manque de confiance, mais avec l’avantage dans la confrontation directe.

Ce match est et restera l’un des plus grands du LEC, probablement même le plus important. C’est le « classico » du championnat européen, et historiquement G2 Esports domine largement. Il faut même remonter à février 2018, soit 3 ans, pour voir la trace d’un split durant lequel Fnatic a remporté ses deux matchs face à G2 Esports.

A cette époque, Rasmus « Caps » Winther et Rekkles n’avaient pas encore changé de camp, et c’est bien sous la bannière de G2 Esports qu’ils essaieront d’empêcher leur ancienne équipe de rééditer leur exploit, 3 ans après.

Pour ne rien rater de ce match avec tant d’histoire, soyez au rendez-vous samedi 27 février, à 21h.