Divertissement

Une streameuse World of Warcraft au bout du rouleau raconte son cyber-harcèlement

par Cyril Pomathiod
twitch.tv/cruelladk

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Streameuse World of Warcraft depuis plus d’un an, Cruelladk a fini un stream en larmes. Consternée par l’acharnement d’une partie de sa communauté, elle explique son calvaire.

L’histoire commence le 28 Septembre où, pendant une soirée de streaming sur WoW Classic, la streameuse française Cruelladk craque et quitte son stream, visiblement à bout de nerfs.

Dans le coin gauche de son écran, on peut trouver un compteur du nombre de morts de la session streaming affichant le score de 68. Quelques minutes sur son stream suffisent à comprendre le problème : certains de ses viewers s’acharnent sur la joueuse, la traquant en jeu et se vantant de leurs exploits sur le chat.

Si la streameuse garde le sourire, le chat est un véritable champ de bataille. Entre les trolls prêts à tout pour discréditer les capacités de Cruelladk à jouer correctement au jeu, et les viewers bienveillants tentant de la défendre, l’ambiance est désastreuse.

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twitch.tv/cruelladk
twitch.tv/cruelladk
Cruelladk tryhard en raid

Ces deux “camps” au sein de sa communauté s’échauffent et Cruelladk n’a plus aucun contrôle sur la situation. Elle se voit par exemple accusée d’inciter ses adorateurs à aller insulter ses détracteurs sur les réseaux sociaux et devient le bouc émissaire de toutes les dérives comportementales possibles et imaginables.

Accablée par ces dramas incessants, la streameuse s’absente quelques minutes avant de revenir en pleurs pour couper son stream.

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Cruelladk dévoile la partie immergée de l’iceberg

Après avoir coupé son stream, la streameuse WoW partage son ressenti dans un post TwitLonger où elle expose les très nombreuses raisons qui font de sa passion pour le streaming un enfer.

“Peu après mes débuts je me suis faite harcelée par un groupe d’à peu près 5 personnes. Ils voulaient trouver mon adresse pour me « péter la gueule », m’envoyaient des liens pour me DDOS. Je recevais des menaces de mort tous les jours et ces personnes lançaient des lives sur Twitch avec 200+ viewbots dans lesquels il y avait des photos de moi, de mes frères et de mes amies qu’ils avaient trouvé sur Internet.”

Les explications de Cruelladk pointent du doigt des faits nettement plus grave que ce qu’elle laisse apparaître en stream. Elle évoque également l’inaction des services sociaux et de la police, visiblement à peine conscients de l’existence de ce genre de situations malgré ses appels à l’aide.

Enfin, elle raconte son aventure sur WoW Classic : le spam-kill permanent, la difficulté à être prise au sérieux en tant que femme sur un MMORPG, les ban chat qui ne font qu’inciter ses harceleurs à l’insulter via les réseaux sociaux… on comprend mieux l’enfer que vit la streameuse au quotidien. Si même Blizzard a été sensible à la détresse de la joueuse, aucune réelle solution ne semble à sa disposition pour pouvoir stream dans de bonnes conditions.

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Malgré cette situation intenable, Cruelladk ne compte pas baisser les bras. Elle finit son TwitLonger en remerciant les personnes qui la soutiennent et en annonçant reprendre son stream dans quelques jours voire une semaine.

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